NO G7: manifestons contre l’impérialisme et la montée des fascismes

Dimanche 14 juin

rendez-vous à 14h

à la Perle du Lac (Genève)

La montée de l’extrême droite se ressent partout en Europe et dans le monde (même si on espère bien la voir perdre dans les urnes en Suisse le 14 juin prochain).

Le G7, ce sont les plus grandes puissances qui contribuent aux causes des migrations forcées, tout en refusant d’en assumer les conséquences humaines.

D’une main, ces puissances et leurs alliés du Nord, dont la Suisse, arrachent les richesses des pays du Sud global, exploitent la force de travail des personnes pauvres et et détruisent le vivant et la planète.

De l’autre, elles brisent les vies des personnes qui fuient légitimement: Europe constituée en forteresse et mer Méditerranée transformée en tombeau, route des Balkans meurtrière, encampement et criminalisation des personnes en exil… 

Les conséquences de la montée de l’extrême droite se font sentir en premier lieu sur les politiques d’asile, qui se durcissent un peu plus chaque année. Les changements prévus à l’échelle européenne et en Suisse annoncent un futur sombre pour les personnes qui ne détiendraient pas les bons papiers.

Pour toutes ces raisons, il est indispensable de dénoncer les injustices et les inégalités à l’échelle mondiale, mais aussi d’affirmer que l’égalité des droits pour touxtes ne se négocie pas et que l’exclusion, l’exploitation et les renvois doivent cesser immédiatement.

Retrouvons-nous dimanche 14 juin 2026 à 14h à la Perle du Lac (Genève) pour une grande manifestation solidaire, pacifique et revendicatrice!

14 juin: NON à l’IN “Pas de Suisse à 10 millions”

Avec son texte «Pas de Suisse à 10 millions», l’UDC propose une énième initiative composée de fausses vérités visant à instiller une peur dépourvue de tout fondement et construire un véritable rejet de l’autre. Ce texte ne vise qu’à démanteler les conditions de vie des personnes parmi les plus précaires en Suisse.

Dans les domaines de l’asile et du regroupement familial, des restrictions massives sont prévues, alors que les voies légales pour demander protection en Suisse sont déjà quasi inexistantes. Plus grave encore, l’initiative ouvre la porte à une remise en cause d’accords internationaux fondamentaux, comme la Convention relative au statut des réfugiés ou la Convention européenne des droits de l’Homme. Remettre en cause ces protections, c’est mettre en péril le droit d’asile, le droit à la vie familiale, mais aussi plus largement les droits fondamentaux de toutes et tous.

Faire croire que l’asile serait une cause importante de la crise du logement, des difficultés économiques ou des problèmes sociaux est non seulement faux, mais profondément irresponsable.

Derrière ces discours, il y a une attaque directe contre des personnes qui fuient la guerre, les violences ou les persécutions. Et cette initiative propose de répondre à ces réalités humaines par davantage d’exclusion.

Voir à ce sujet le décryptage d’asile.ch

Par ailleurs, cette votation pourrait changer fondamentalement la vie de tout·e un·e chacun·e, immigré·es ou non, en particulier en termes de protection des salaires et de qualité des conditions de travail. Le risque est de voir grand se multiplier des statuts et des emplois de courte durée, des formes de travail plus instables, avec davantage de pression sur les salaires et moins de sécurité sociale.  Et cela toucherait tout le monde : travailleur∙euses étranger∙ères comme travailleur∙euses suisses.

Refusons cette logique de peur et de stigmatisation. Refusons qu’on utilise des personnes vulnérables comme responsables désignées de problèmes qui trouvent en réalité leur origine dans des choix politiques, économiques et sociaux bien plus larges.Il reste quelques jours. Chaque NON compte!

Les abris PC rouvrent à Genève. Ils restent inhumains.

C’est avec consternation que nos associations ont appris la réouverture d’un abri de protection civile à Genève pour y loger des personnes en quête d’asile. La Coordination asile.ge appelle les autorités cantonales à trouver urgemment des solutions de logement humaines et dignes, à court et à long terme.

Fin novembre, l’abri PC de Balexert a ouvert ses portes pour y héberger une soixantaine de requérants d’asile déboutés, transférées d’une halle de Palexpo. Un autre abri serait prêt ou aurait déjà été ouvert.

Voici plus de sept ans que l’utilisation des abris PC par les autorités cantonales avait pris fin, à la suite d’une longue mobilisation de personnes résidant dans ces bunkers et de la société civile. Cela fait bien plus d’années encore que nous dénonçons un dispositif d’hébergement cantonal qui ne cesse de se densifier, jusqu’à arriver à saturation, sans qu’une politique territoriale concrète et réfléchie soit mise sur pied sur le long terme.

A celles et ceux qui avanceront les arguments usuels de la situation du logement à Genève et de la hausse des arrivées de personnes en quête d’asile, nous rétorquerons inlassablement que les fluctuations des arrivées dans le domaine de l’asile sont par essence imprévisibles. Elles sont le reflet des désordres et des inégalités du monde, et l’actualité internationale ne permet malheureusement pas de prévoir une embellie prochaine de la situation.

Dans ce contexte, l’absence de planification de solutions ces sept dernières années pour créer des places d’hébergement, mais aussi pour favoriser la sortie des foyers de celles et ceux qui ont un statut stable et ainsi libérer d’autres places, relève d’un manque d’anticipation extrêmement regrettable de la part des autorités. La situation n’est ni nouvelle, ni inattendue. Aujourd’hui, ce n’est pas seulement l’ouverture d’un abri PC qui se joue, mais bien la capacité d’accueil de notre canton sur le long terme.

Genève ne peut pas se contenter d’ouvrir des abris PC à la moindre surcharge du système. S’il faut le répéter encore et toujours : les bunkers ne sont en aucun cas une solution, même de dernier recours.

N’oublions pas que les conditions de vie y sont intenables :  ils sont prévus pour des situations d’urgence et de courte durée, pas pour y héberger des êtres humains pendant une durée indéfinie. A ce titre, la Commission nationale de prévention de la torture répétait en 2024 : « Les installations souterraines sont problématiques en vertu des droits humains en raison du manque de lumière naturelle, de l’apport souvent insuffisant d’air frais et du manque de possibilités de retrait, et ceci même lorsqu’il n’existe pas d’autres possibilités d’hébergement. »[1]

N’oublions pas la parole des personnes qui y étaient logées, il y a de cela plus de 10 ans : « Nous vivons sous terre, entassés, sans fenêtres, sans air, sans soleil […]. Nous avons de gros problèmes d’hygiène, de nourriture et de sommeil, qui altèrent gravement notre santé tant physique que psychique. […] La promiscuité nous expose sans cesse aux maladies et à la contagion, d’un simple rhume à la grippe intestinale en passant par la gale. Sans parler des punaises de lit. L’air est difficile à respirer. Nous souffrons de problèmes oculaires et de maladies de peau. […] La lumière est allumée 24 heures sur 24, nous empêchant de dormir. Tout comme le bruit, la ventilation, le fait que les lits soient connectés entre eux, les ronflements des uns et les cauchemars des autres. Nous n’avons aucune intimité. »[2]

A celles et ceux qui argueront que seront hébergées uniquement des personnes déboutées, qui devraient de toute façon quitter le territoire, rappelons ici que la réalité est bien plus complexe. Bon nombre de personnes déboutées sont frappées d’une décision de non-entrée en matière (NEM), c’est-à-dire que leur demande de protection n’a pas été examinée sur le fond, autrement dit sur leurs motifs d’asile. Elles sont donc susceptibles d’obtenir une protection en Suisse et de rester sur territoire genevois. Par ailleurs, le statut d’une personne n’excuse en rien le traitement qui lui est fait.

Pour toutes ces raisons, les associations de la Coordination asile.ge demandent :

  • La fermeture des abris de protection civile.
  • La mise sur pied d’une solution urgente de remplacement, digne et humaine en recourant à tous les lieux d’hébergement temporaires publics ou religieux qui peuvent être mobilisés.
  • Un meilleur accompagnement dans la recherche de logements individuels pour les titulaires d’un statut de séjour (permis F, B et C).
  • La mise en place d’une politique d’accueil et un plan d’action concret qui respectent la dignité humaine, indépendamment du statut administratif de la personne, et qui tiennent compte du besoin structurel sur le canton de nouvelles places d’hébergement dans le domaine de l’asile.

[1] CNPT, Rapport de la CNPT au Secrétariat d’État aux migrations (SEM) sur ses visites dans les centres fédéraux d’asile (CFA) de la région d’asile Suisse romande de février à juin 2024, décembre 2024.

[2] Extrait d’une lettre du collectif Stop bunkers  adressée aux autorités genevoises, hiver 2014.

Quelques nouvelles du CFA du Grand-Saconnex

Cet été a été agité autour du CFA du Grand-Saconnex, ce centre de renvoi situé entre le tarmac de l’aéroport et une bretelle d’autoroute. Malgré nos tentatives de dénoncer ce centre à caractère semi-carcéral depuis des années, le CFA a ouvert ses portes le 15 juin dernier.

Après près de quatre mois d’ouverture, nous présentons ici certaines informations que nous avons obtenues.

Une prise en charge médicale insuffisante

Fin septembre, le CFA du Grand-Saconnex hébergeait 210 personnes, dont près d’un tiers seraient menacées de renvoi Dublin, d’après les chiffres fournis par le SEM.

En ce qui concerne l’accès aux soins, les HUG se sont retirés du projet. D’après des informations obtenues par la Tribune de Genève, «les HUG ont décidé de se retirer de cette activité car le mandat qui leur a été proposé par le SEM ne permet pas de répondre aux besoins sanitaires complexes des requérants d’asile hébergés au CFA». Conséquence, il n’y avait à ce moment plus de médecins dans le centre et les personnes sont envoyées aux urgences, en attendant de trouver quelqu’un.

La nouvelle est plus que préoccupante, qu’en est-il des personnes dans le CFA lorsque leur situation n’est pas jugée urgente au point de nécessiter une hospitalisation? Et losqu’iels sortent de l’hôpital, qui assure le suivi et s’assure que les personnes vont consulter les spécialistes nécessaires?

Au-delà de la situation chaotique particulière, cette décision ne fait que mettre en lumière le peu de moyens donnés par le SEM pour dispenser des soins de qualité au sein des CFA. La course à la sous-enchère semble lancée : des contrats au rabais pour des médecins privés, qui n’auront pas d’autre choix que d’enchaîner les consultations et faire tourner la machine TARMED a plein régime, suffiront-ils pour assurer la qualité des prestations? On ne peut qu’en douter.

Sortir du centre? Un droit fortement restreint

Concernant les horaires, nous avons eu la «bonne» surprise d’apprendre qu’ils avaient été étendus. Le Centre est donc ouvert de 9h à 21h, avec des exceptions possibles, mais très restrictives. Nous avons ainsi appris qu’un jeune s’était vu interdire de suivre les entraînements de son club de foot au motif qu’ils se tenaient en dehors des horaires d’ouverture du CFA. Par ailleurs, si les horaires ont été étendus, les horaires des repas, eux, ne connaissent pas la même flexibilité : 11h45-12h30 et 17h45-19h00. En dehors de ces heures, aucun repas n’est proposé.

Sortir. Mais pour aller où? Pour rappel, en dehors des billets de transport donnés pour des rendez-vous spécifiques, les personnes n’ont droit qu’à un billet par semaine. Il ne reste plus qu’à marcher 45 minutes pour atteindre le centre-ville, dans un canton où les transports publics sont gratuits pour les moins de 25 ans… Et lorsqu’on peut prendre le bus, surprise : le passage piéton qui devrait exister entre l’entrée du CFA et l’arrêt du bus le plus proche n’a toujours pas vu le jour. Par ailleurs, le trottoir/piste cyclable qui longe le CFA n’a toujours pas été adapté pour permettre une coexistence des cyclistes et des piétons, en toute sécurité.

Une scolarisation cloisonnée

Finalement, alors que nous avions obtenu que le canton laisse le choix entre scolarisation à l’école publique ou au sein du centre avec une équipe pédagogique dédiée, il s’avère que la première option n’est toujours pas d’actualité. Selon l’article de la TdG déjà évoqué, qui cite le DIP «sur les 27 élèves en âge d’école obligatoire, 14 ont fréquenté l’école de Grand-Saconnex Place, durant plusieurs demi-journées […]. Vu le nombre important d’élèves du CFA concernés, leur scolarisation est organisée dans le cadre d’un local-classe qui leur est dédié.» En d’autres termes, les enfants ne sont pas mélangés avec les autres enfants de la commune, il s’agit uniquement de sorties en groupe accompagné par l’équipe pédagogique du CFA.

La Coordination asile.ge et ses associations membres n’abandonneront pas le combat contre ce centre. Au-delà des quelques points évoqués nous restons persuadés que la violence psychologique, consistant à contraindre des adultes et des enfants à vivre des mois sous les avions, est inqualifiable. Pour l’heure, des permanences régulières sont organisées pour aller à la rencontre des résident·es du CFA, écouter ce qu’iels ont à dire, et poursuivre la mobilisation.

Projection et table-ronde sur le thème du regroupement familial

Nous relayons l’événement suivant:

Projection et table ronde sur le thème du regroupement familial et du droit à grandir en famille

Mardi 7 octobre à 18h30 au Cinélux, Bd de Saint-Georges 8, 1205, Genève.

elisa-asile et l’ODAE romand ont le plaisir de vous convier à une soirée de sensibilisation autour des enjeux du regroupement familial.

La soirée débutera par la projection du film Prisonniers du Destin (durée env. 1h30), qui retrace les parcours de personnes afghanes et iraniennnes ayant fui leur pays et tout mis en oeuvre pour reconstruire leur vie en Suisse.

La projection sera suivie d’une table ronde autour des politiques migratoires et de leur impact sur les familles en exil qui s’appuiera sur le nouveau rapport de l’ODAE romand mentionné ci-dessous.

Cette table ronde se tiendra en présence notamment de:

  • Melissa Bertholds, juriste au sein de l’association elisa-asile
  • Sophie Durieux-Paillard, médecin adjointe responsable de l’unité santé asile et réfugiés (USAR) des HUG
  • ainsi que d’une personne concernée par les obstacles au regroupement familial
  • modération: Raphaël Rey, chargé d’information au CSP Genève

Entrée libre, sur inscription – nombre de places limitées à 100. 

Si vous souhaitez participer, merci de remplir ce formulaire.

Cet événement fait suite à la sortie du nouveau rapport de l’ODAE romand “Familles séparées, enfances précaires. L’impact des politiques migratoires sur les enfants étranger·ères“.

Ce rapport regroupe des contributions portant sur les obstacles que rencontrent les personnes exilées en Suisse pour obtenir un regroupement familial, ainsi que sur les atteintes aux droits de l’enfant qu’entrainent les politiques migratoires suisses.

Ces articles sont enrichis de nombreux cas et témoignages de personnes séparées de leurs proches durant des années et d’enfants qui voient leur statut primer sur le fait d’être enfant, au détriment de leurs droits fondamentaux.

A retrouver sur: odae-romand.ch.

Manifestation en soutien à Refugees in Lybia

La coordination asile.ge appelle à rejoindre la manifestation organisées par Refugees in Lybia, in Tunisia and in Niger, le:

📅 Samedi 13 septembre 2025
🕚 14h00
📍 Devant le siège de l’OIM – 17 Route des Morillons, 1218 Grand-Saconnex.

Cette manifestation vise à confronter la façade humanitaire de l’OIM et le HCR aux réalités vécues par les personnes réfugiées. Elle sera ponctuée de témoignages et de discours directs de militant∙es réfugié∙es qui ont atteint l’Europe et ne sont pas prêts d’oublier leurs souffrances, ni leurs camarades qui continuent de souffrir et de lutter en Libye, en Tunisie ou au Niger.

UNHCR=UNFAIR

En décembre 2022, Refugees in Libya a lancé sa campagne UNFAIR contre le HCR avec une première manifestation devant son siège à Genève. Aujourd’hui, en septembre 2025, l’organisation revient, car la situation ne s’est pas améliorée, et a même empiré. Au cours des 18 derniers mois, grâce à un nouveau projet de ligne d’assistance téléphonique, les réfugiés en Libye et l’alliance qui les soutient ont recueilli des centaines de témoignages de personnes ayant été témoins de violations continues des droits humains. Le HCR n’en a pas tenu compte et était inaccessible pour ces personnes.

OIM = NASTY

En Libye, Les personnes sont détenues et maintenues dans des conditions inhumaines, tandis que l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) propose une solution unique : le retour dans le pays d’origine. En Tunisie, les personnes réfugiées ont récemment fait l’expérience de ce système de chantage : parallèlement aux attaques brutales, aux raids et aux expulsions des campements de fortune, le personnel de l’OIM se présente aux personnes en exil désespérées pour leur vanter les mérites du « retour volontaire ».

Partout dans le monde, l’OIM met en œuvre sa « gestion des migrations » avec des programmes dits de retour volontaire, qui font partie intégrante de régimes frontaliers inhumains.

Enfin, cette manifestation à Genève s’inscrit dans une chaîne transnationale d’actions, à l’occasion du 10e anniversaire de l’été des migrations et aux luttes continues pour la liberté de circulation et l’égalité des droits: https://trans-border.net/index.php/chain-of-action-2025/

Venez nombreuse∙exs !!!

Contact : info@refugeesinlibya.org Site web : www.refugeesinlibya.org

Non au CFA du Grand-Saconnex!

Malgré la forte mobilisation qui s’est opposée à l’ouverture de cette prison pour les migrant·es sur le tarmac de l’aéroport, le Centre fédéral d’asile (CFA) du Grand-Saconnex a ouvert ses portes le 16 juin.

Le combat contre ce CFA se poursuit néanmoins. En effet, en sus d’un système d’asile délétère, basé sur de grands centres de premier accueil, le site du Grand-Saconnex lui-même et le choix de son implantation (entre autoroutes et piste de décollage des avions) est particulièrement inhumain, cruel et inadapté à l’accueil de toute personne, encore plus d’une population souvent marquée par de forts traumatismes.

La Coordination asile.ge, avec une trentaine d’autres collectifs, a dénoncé le choix d’une scolarisation à l’intérieur du Centre, sur lequel les autorités sont partiellement revenues. Toutefois, cela reste sous conditions, ce qui est inacceptable, autant que l’emplacement des salles de classe à l’intérieur du bâtiment. A l’heure actuelle, les enfants seraient scolarisé·es dans des pièces donnant sur le tarmac, avec vue directe sur les barbelés et les avions. 

En attendant la fermeture de ce CFA, la Coordination asile.ge demande également à ce que le site soit rendu accessible aux piétons, via la mise en place de trottoirs et d’un passage piéton permettant d’accéder directement à l’arrêt de bus. Actuellement, le CFA est inaccessible à pied sans se mettre en danger. 

La violence psychologique de contraindre des adultes et des enfants à vivre des mois sous les avions, est inqualifiable. Nous ne lâcherons rien jusqu’à la fermeture de ce CFA!
Pour l’heure, nous commencerons par aller à la rencontre des personnes migrantes devant le CFA.

Pétition pour des baignades inclusives

La Coordination asile.ge s’est jointe aux signataires de la pétition « Pour des baignades inclusives à la piscine de Thônex ! », adressée au Conseil municipal et au Conseil de la commune. Cette pétition demande à ce que, comme c’est le cas en Ville de Genève, les seuls critères appliqués pour le port de maillots de bains soient :

  • les maillots de bain sont réalisés dans des tissus conçus spécifiquement à cet usage;
  • les maillots ne doivent pas avoir été portés avant l’accès à la piscine;
  •  la douche est obligatoire avant la baignade.

La pétition peut être signée en ligne ici. 

NON au Pacte anti-asile! 

Avec le pacte sur la migration et l’asile l’UE a réformé le régime d’asile européen commun (RAEC).

Au mois de juin, le Conseil national a largement approuvé l’adoption par la Suisse de ce pacte anti-asile. Seule l’ordonnance sur la gestion des migrations et de l’asile n’a pas obtenu la majorité, car le PLR, qui soutient le pacte dans son principe, s’est abstenu pour des raisons stratégiques. Il met ainsi en péril la participation volontaire de la Suisse au mécanisme de solidarité de l’UE proposée par le Conseil fédéral et tente d’imposer une mise en œuvre encore plus restrictive du pacte en Suisse.

Avec leur oui de principe au pacte, les parlementaires ont notamment accepté 

En collaboration avec la coalition des juristes indépendant·e·s pour le droit l’asile, une réponse complète à la consultation sur le pacte a été rédigée par le CSP.

Par ailleurs, diverses propositions d’amendements ont été soumises par le PS et les Vert·es lors des délibérations détaillées du Parlement.

À quelques exceptions près, ces propositions d’amélioration n’ont toutefois pas obtenu la majorité au Parlement. 

La coalition NoRAEC, dont fait partie la Coordination asile.ge, lance donc une campagne contre le pacte. Nous disons NON à la réforme du RAEC, NON au pacte d’exclusion et NON à la forteresse Europe. 

Soutenez notre campagne et signez dès aujourd’hui notre appel.